Les consommateurs sont-ils imprudents ou inconscients en matière de crédit consommation, font-ils la sourde oreille ou sont il mal informés… ? C’est ce que peut laisser penser la dernière étude concernant le crédit à la consommation. Il semblerait que la loi de Christine Lagarde qui fixe depuis 2011 de nouvelles règles concernant la souscription d’un crédit à la consommation ne serait pas appliquée à la lettre et qu’il y aurait des lacunes d’informations aux consommateurs.

Selon UFC, que choisir, plusieurs organismes de financement sont visés ainsi que les grands magasins qui proposent du crédit à la consommation sous forme de carte de paiement fidélité sous couvert des grandes enseignes. Selon cette enquête, les organismes de crédits ne seraient pas assez vigilants dans l’analyse des dossiers de financement avec pour conséquence l’attribution de prêts à des foyers déjà trop endettés ou insolvables. Toute la question est de savoir à qui doit-on attribuer la faute ? Est-ce le client qui cache intentionnellement certaines de ses informations ou le vendeur qui ne pose pas toutes les questions dans le soucis de conclure une vente ? Il est vrai qu’il peut être aisé pour un particulier de cacher certaines informations à un organisme de crédits sachant que leur pouvoir de contrôle se limite aux données présentées par l’emprunteur et aux fichages Banque de France et FICP (Fichier des incidents de crédits des particuliers). Dans le même état d’esprit, il pourrait-être tout aussi facile au conseiller financier de ne pas poser toutes les questions qui pourraient être embarrassantes pour l’aboutissement du dossier de demande de crédit. La loi Lagarde a apporté des précisions sur la relation entre préteur et emprunteur et les informations devant être présentes sur les dossiers de crédit, mais il semblerait selon cette enquête qu’il faudrait aller plus loin afin d’éviter certaines dérives toujours possibles.

L’autre pont soulevé par l’organisme UFC Que Choisir est le crédit renouvelable anciennement nommé « crédit revolving », « réserve d’argent » ou « crédit permanent ». Ce type de crédit qui semble responsable de nombreuses situations de surendettement a été fortement règlementé par la loi Lagarde à tel point qu’il est de moins en moins souscrit par les particuliers selon les derniers chiffres publiés. Il est vrai que couplé a une carte de paiement le crédit renouvelable peut se révéler une arme fatale pour une personne peut attentive à son budget. Le principe est simple, vous réglez vos achats avec votre carte bancaire et la somme est débitée de votre crédit renouvelable et non de votre compte courant, ensuite c’est vous qui fixez la mensualité de remboursement sachant que la loi vous impose maintenant un minimum afin qu’il ne devienne pas un crédit à vie… Il n’est pas toujours facile de se rendre compte du montant emprunté, avec ce type de paiement qui finalement permet une réserve d’argent permanente. Nous rappelons surtout que le crédit renouvelable  peut coûter très cher, il faut savoir que le taux du credit renouvelable est plus élevé que les taux de credit à la conso affecté. Si le crédit renouvelable n’est pas maitrisé, cela peu vite dégénérer en situation de surendettement pour un consommateur non averti victime de la société de consommation. Surtout que normalement et d’après la loi Lagarde, l’organisme prêteur se doit de proposer une offre alternative à partir de 1000 € emprunté tel qu’un prêt personnel affecté par exemple, sans compter qu’à partir d’une certaine somme, la solvabilité de l’emprunteur doit être vérifiée, dans la réalité il semblerait que toutes les nouvelles règles ne soient pas vraiment toutes appliquées sur le lieu de vente d’après l’enquête d’UFC.

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