La banque centrale européenne a décidé cette semaine de maintenir ses taux inchangés. La dernière modification a eu lieu le mois dernier avec la décision de fixer à -0,10% le taux de dépôts des banques commerciales à la BCE qui rémunère les excédents de liquidité des banques déposés à la BCE dans le but de pousser les banques à prêter au secteur privé. Le taux principal des opérations de refinancement est lui resté à 0,15% ce qui est historiquement très faible et prouve que le redressement des économies européennes n’est pas encore à l’ordre du jour. Quant au taux de la facilité de prêt marginal, le financement d’urgence des banques, il est fixé à 0,40%.

Dans ce contexte de taux très faible voir historiquement bas, l’emprunt peut être un bon effet de levier pour vos projets. Réaliser des travaux dans un logement avec un crédit travaux pas cher peut permettre de le revendre avec une bonne plus-value sans se ruiner en intérêts bancaires. De même changer de voiture en finançant son acquisition à l’aide d’un crédit auto à taux bas au lieu d’utiliser son épargne peut-être une bonne idée en période de crise ou d’incertitude quant à l’avenir. Dans le même état d’esprit financer des biens de consommation courant à l’aide d’un crédit à la consommation vraiment pas cher permet également de conserver son épargne pour d’autres projets qui demanderont un apport comme un crédit immobilier.

Il faut savoir que la politique de rémunération des dépôts à taux négatif est une première en zone Euro mais qu’elle a déjà été employée dans d’autres pays sans que le résultat soit probant. Augmenter l’offre en période de crise c’est bien mais pour que cela fonctionne il faut que la demande décolle et là ce n’est toujours pas le cas, les volumes de crédits au en zone Euro au secteur privé est en baisse depuis presque un an. De même il est plus difficile de trouver des consommateurs solvables en période de crise et cela ne va pas dans le sens d’une augmentation des volumes.

Par conséquent et sans réelle reprise, la politique des taux de dépôts négatifs risque contre toute attente de surenchérir le coût des crédits pour le secteur privé, les banque faisant peser le surcoût des dépôts à la BCE aux taux d’intérêts des prêts bancaires.